L'histoire du Prado

Le Prado intervient dans les domaines de la protection de l’enfance, de l’enfance en situation de handicap, de la protection judiciaire de la jeunesse et de l’insertion par l’activité économique. Le Prado est composé de 35 structures, implantées dans 5 départements (Rhône, Ain, Allier, Isère et Loire). La mission du Prado s’effectue grâce à l’engagement de ses 550 professionnels.

 

 

Le Prado a été fondé en 1860 à Lyon par le père Antoine Chevrier.

Il ouvrait alors à la Guillotière, un faubourg de Lyon, un lieu pour accueillir les enfants qui, selon ses mots, « n’ont rien, ne savent rien, ne valent rien », afin de leur dispenser gratuitement une instruction et un cathéchisme. C’est ainsi que fut créé le Prado, il y a plus de 150 ans. Une œuvre qui s’inscrit dans le grand mouvement d’éducation des enfants pauvres et en danger, initié au début du XIXe siècle par des religieux, des philanthropes et des pédagogues.

 

 

Le Prado aujourd’hui

Le Prado reste fidèle aux valeurs de son fondateur en se consacrant à l’accompagnement d’enfants et de jeunes malmenés par la vie. L’objectif est de les protéger et de les accompagner vers la meilleure autonomie possible. Les équipes agissent quotidiennement pour révéler leurs potentiels afin qu’ils retrouvent confiance en eux. Ils pourront ainsi se reconstruire et trouver une place digne dans notre société.

 

Quelques repères historiques

 

1860

Création du Prado, oeuvre de Première communion, par le Père Antoine Chevrier.

1879

Disparition d’Antoine Chevrier, la prise en charge des enfants au Prado est maintenue dans une tradition fidèle aux préceptes de son fondateur.

1942

L’abbé Alfred Ancel fait évoluer l’œuvre du Prado en Institut de Rééducation. Pour cela il crée, en 1943, une association de type Loi 1901 dénommée Association de la Providence du Prado, qu’il présidera jusqu’en 1971.

1945

Le Prado reçoit les habilitations préfectorales pour la prise en charge d’enfants et d’adolescents « en danger moral » et « délinquants » et donc, les financements afférents.

1948

L ’œuvre de première communion, n’est plus le seul emblème du Prado. Un nouvel organisme est créé, l’Établissement de la Providence du Prado (actuelle Fondation du Prado). Cette structure est chargée de gérer le patrimoine et de prendre en charge des oeuvres qui seront confiées au Prado.

1950

La Fondation du Prado est reconnue d’Utilité Publique.

1960

Le Prado accueille environ 700 jeunes. Tous ont reçu une habilitation du Ministère des affaires sociales.

1969

L’action éducative se déconfessionnalise. Face aux évolutions des jeunes accueillis, la législation qui s’instaure sur l’enfance inadaptée, l’apparition du métier d’éducateur, le Prado s’adapte progressivement à cette nouvelle réalité en transmettant les responsabilités qui lui incombe à des laïcs.

1971

Le Prado accueille dans la totalité de ses centres 928 jeunes, dont 658 pensionnaires. Son budget annuel dépasse les 8 millions de Francs.

Entre 1971 et 1988

Le Prado se scinde progressivement en trois associations autonomes et indépendantes : l’association du Prado de Bordeaux, celle de Prado Bourgogne et Prado Rhône-Alpes.

2001

Le Prado évolue de manière très importante sur les régions Rhône-Alpes et Auvergne. Il développe son action sur de nouveaux territoires tels La Loire, et l’Allier, il crée et intègre de nouveaux établissements et dispositifs.

2017

Le Prado est composé de 35 structures, implantées dans 5 départements (Rhône, Ain, Allier, Isère et Loire). La mission du Prado s’effectue grâce а l’engagement de ses 550 professionnels.

 

L’histoire fait son œuvre. La providence et les valeurs chrétiennes ont cédé la place à une vision institutionnelle laïque, tout simplement humaniste, qui ne préjuge pas des opinions individuelles. La conséquence est que chaque salarié doit partager la conviction qu’il met sa compétence directement ou indirectement au service des usagers. Il les connaît et les identifie comme l’objet final de son activité.

 

En savoir plus sur le Père Antoine Chevrier

 

 

 

 

Antoine Chevrier naît à Lyon en 1826. Fils d’une ouvrière dans le tissage de la soie et d’un employé de l’octroi municipal de Lyon, Antoine Chevrier est ordonné prêtre en 1850 et affecté à la paroisse de St André de la Guillotière. En 1857, il est nommé aumônier à la Cité de l’Enfant Jésus fondée par Camille Rambaud, à Lyon.

 

Ce poste jouera un rôle déterminant pour la suite de sa carrière. Dans cette institution s’occupant de familles pauvres, il est confronté à la prise en charge d’ouvriers et de leurs enfants. Mais il trouve qu’on ne leur consacre pas suffisamment de temps. Il décide de partir et de gérer sa propre oeuvre de Première communion, Le Prado.

 

Il y accueille les enfants pauvres du quartier et des jeunes sortants de prison. Il instaure un système de « séries » : les jeunes, reçus par groupes, pendant 5 mois, reçoivent l’éducation religieuse nécessaire à la première communion, et, de ce fait, les rudiments scolaires. Il pose, par ailleurs, les grands principes qui feront l’ossature de son œuvre : les enfants ne doivent pas travailler, ils sont pris gratuitement en charge par le Prado. L’œuvre, à laquelle il se consacra toute sa vie, vit grâce aux dons.

 

Le Prado dans les années 1930 environ

 

En 1861, il obtient l’autorisation d’ouvrir une école libre et va ainsi s’inscrire dans le grand mouvement d’éducation des enfants pauvres et en difficultés, mis en place depuis le début du siècle par des philanthropes, des pédagogues et des religieux.

 

En 1879, quand disparaît Antoine Chevrier, son œuvre reste fragile en raison de moyens et d’un nombre de prêtres insuffisants. A cette époque, la République prépare ses lois sur la scolarité.

 

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